Los Andes

A nous la Cordillère

Après 15 heures de bus éprouvantes, nous arrivons enfin à la gare routière de Mendoza. Pas le temps de niaiser, car on doit maintenant déballer et ré-assembler notre Flocon.

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Nous passons quelques jours à Mendoza, le temps de faire nos derniers réglages mécaniques, physiques et psychologiques. Une bonne bouteille de vin aidant souvent à régler les trois d’un coup, c’est bien connu! Une fois opérationnels (ou presque), nous quittons la ville du bon vin pour pédaler en direction de cette fameuse cordillère. Heureusement pour nous, cette ascension des Andes commence très doucement par un faux plat d’environ 50 km. Donc pour l’instant nos mollets sont encore tranquilles et profitent des derniers kilomètres plus ou moins plats, tandis qu’on profite du paysage.

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25 km après avoir quitté Mendoza, nous arrivons donc à Lujan de Cuyo, dernière petite ville avant les montagnes. Le prochain village nommé Potrerillos se trouve à 50 km, dont 25 km de grimpette. Entre les deux il n’y a rien, à part une usine pétrochimique, des vignes et des montagnes désertiques. Et comme nous savons bien que malgré toute la bonne volonté du monde, nous n’arriverons jamais à rejoindre Potrerillos aujourd’hui, nous décidons de nous arrêter dans un camping à Lujan de Cuyo. Vu qu’on n’a parcouru que 25 kilomètres, il est encore tôt, ce qui nous laisse l’après-midi de libre. On en profite pour bidouiller quelques bricoles. Florence décide d’utiliser un vieux t-shirt pour fabriquer des réfréchipochettes pour nos bouteilles d’eau.

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Pour ceux d’entre vous qui n’auraient jamais entendu parler des « réfréchipochettes » (inutile d’aller demander à Wikipedia, car ce mot sort tout droit de notre imagination!), voici quelques explications…

Le concept est simple: vous glissez votre bouteille dans votre réfréchipochette préalablement imbibée d’eau, puis placez le tout dans le porte-bouteille de votre vélo. Lorsque vous pédalez, il va y avoir ventilation, et l’eau imbibée de votre réfréchipochette va alors s’évaporer tout naturellement. En s’évaporant, l’eau va pomper de la chaleur à ce qui l’entoure, et donc à l’eau se trouvant dans votre bouteille qui va alors naturellement se refroidir. Et le tour est joué ! Vous avez maintenant de l’eau qui reste fraîche en toutes circonstances. Merci la thermodynamique !

Le lendemain matin c’est le grand jour ! Cette fois-ci on se dirige vers les montagnes pour de bon. Nos mollets sont tendus et nous aussi, mais il n’y a pas d’autres issues possibles, il va bien falloir grimper tôt ou tard, on n’y coupera pas ! Après quelques kilomètres, nous apercevons l’usine pétrochimique avec les monts enneigés en toile de fond.

Quelques coups de pédales plus loin, nous faisons un arrêt au bar restaurant de l’usine pour prendre des forces avant que les choses sérieuses commencent.

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Après le plein d’énergie, nous profitons des derniers kilomètres de faux-plat pour digérer et contempler les fameuses vignes qui font la renommée de la région.

Et nous y voilà, nous quittons notre faux-plat et entamons notre première montée de cette traversée des Andes. On dirait peut-être pas comme ça sur la photo, mais en vérité ça grimpe sec !

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Heureusement pour nous, la pente se radoucit un peu avant d’attaquer la montée suivante. C’est là que nous rencontrons une troupe de cyclovoyageurs. Ils viennent de franchir les Andes, mais dans le sens inverse. Ce sont 3 australiens et 1 français qui se sont rencontrés en chemin et ont décidé de faire un bout de route ensemble, et quel bout de route! Nous échangeons un petit temps tous les cinq sur le bord de la route. Ils nous donnent quelques bons conseils pour les jours et les montées à venir. Pour notre part, nous n’avons pas vraiment de conseils à leur donner, mis à part de profiter de la descente et de se laisser glisser tranquillement jusqu’à Mendoza. Sinon, c’est pas tout ça, mais c’est qu’on a encore une montagne à gravir aujourd’hui. Une petite photo souvenir et au-revoir les copains !

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Et c’est reparti pour l’ascension… Quelques heures plus tard, on est à sec d’eau, malgré les 6 litres embarqués ce matin. Ben c’est qu’il fait chaud et que ça tape plus dur que prévu, puis la grimpette ça donne soif. Du coup on continue de pédaler en espérant croiser des habitations ou bien une petite buvette, mais malheureusement (comme annoncé), il n’y a vraiment rien de rien sur cette route, et le village de Potrerillos se trouve encore à une quinzaine de kilomètres pentus. On passe alors au plan B : se poser sur le bord de la route en agitant une bouteille d’eau vide dans l’espoir qu’un automobiliste s’arrête. Et cette tactique a été payante dès la cinquième voiture. Hallelujah ! C’est un couple avec deux enfants. Ils sont trop sympas! La maman ouvre une glacière dans le coffre, d’où elle sort une grande bouteille de jus de pomme, des bananes et des biscuits, au grand désespoir des deux gosses qui voient leur goûter se faire embarquer par deux manouches à pédales. :)

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Maintenant qu’on est ravitaillé, on peut repartir de plus belle.

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On est de plus en plus dans le vif du sujet, et chaque mètre d’ascension est récompensé par la beauté des paysages.

On aperçoit enfin le lac artificiel de Potrerillos, nous ne sommes plus très loin.

Ça vaut bien une petite photo souvenir. Viva Argentina !

Nous arrivons finalement à destination tant bien que mal aux alentours de 19h. Ce qui nous laisse tout juste le temps de trouver le camping et de contempler le soleil se couchant sur la vallée.

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Le lendemain nous prenons une journée de pause pour laisser nos gambettes se remettre, car on le sait bien: « chi va piano va sano »! Et puis il faut dire que notre camping se trouve au bord du lac, et que le lieu mérite bien un coup d’œil plus approfondi. Une petite balade s’impose!

De retour au camping, nous nous faisons surprendre par une grêle incongrue. On n’en croit pas nos yeux. C’est à ce moment là que nous rencontrons Tony, un super aventurier de la pédale, venu lui aussi se réfugier sous l’abri des toilettes du camping. Nous faisons donc connaissance en regardant les grêlons tomber (voir chaque petit point blanc sur la photo).

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Et après la grêle, le soleil! Pour fêter cette nouvelle rencontre, nous décidons d’improviser un petit BBQ avec notre ami Tony.

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Pour vous faire une brève présentation du spécimen… Tony est un canadien (anglophone), d’origine hongkongaise. Il a une cinquantaine d’années (mais il en paraît facilement 10 de moins) et il parcourt le monde à vélo depuis environ 10 ans. Il a déjà parcouru les 6 continents en long et en large, et il effectue actuellement sa 3ème expédition à pédale dans les Andes. Cette fois-ci, il a prévu de remonter la cordillère du sud au nord, tout en l’explorant dans sa largeur à chaque fois que l’occasion se présente. Autant vous dire qu’on a affaire à un cyclovoyageur de haut vol! Nous passons une super soirée tous les 3, pleine de fous rires et d’anecdotes de voyages aussi invraisemblables que drôles.

Le lendemain matin, Florent (en bon photographe passionné) décide de se lever à l’aube pour partir à la chasse au lever de soleil. Et comme tout bon chasseur qui se respecte, il est bien sûr accompagné par son fidèle compagnon à quatre pattes.

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De retour de la chasse, il est temps de remballer notre campement et de dire au-revoir au chiot du camping.

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Et nous voilà avec notre nouvel ami Tony sur la ligne du départ.

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Et c’est parti pour la plus grosse étape de cette expédition dans les Andes: 1200 mètres de dénivelé sur 70 km. Rien que de le dire on a les genoux qui grincent. Et pour corser le tout, ce sont bien sûr 70 km totalement désertiques et inhabités. Nous partons donc avec des réserves d’eau potable en conséquence, et comme on le sait bien, malheureusement 1 litre d’eau = 1 kg de plus à porter. C’est donc avec notre Flocon chargé comme un mulet que nous reprenons notre ascension des Andes autant que faire se peut. Mais heureusement, à chaque coup de pédale, la découverte des paysages nous motive comme jamais. Le spectacle qui s’offre à nous vaut bien toutes les gouttes de sueur et les souffrances endurées.

Et il faut dire que Tony nous aide et nous encourage bien tout au long de cette étape de par son expérience, sa motivation et sa bonne humeur constante.

Au cours de la journée, nous croisons régulièrement des amoncellements de bouteilles sur le bord de la route. Au début, ce sont des petits tas que nous croisons par ci par là, et nous pensons alors qu’il s’agit simplement de mini décharges illégales où les gens viennent jeter leurs bouteilles en plastique. Mais un peu plus loin, nous découvrons un énorme tas au-dessus duquel on distingue une image à connotations religieuses. Ce ne sont donc pas des décharges illégales.

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Nous nous sommes donc renseignés sur la question, et voici l’explication…

Ce sont donc des offrandes pour la Difunta Correa, personnage mythique vénérée au même titre qu’une sainte en Argentine, au Chili et en Uruguay. Pendant les guerres civiles qui ont agité l’Argentine au milieu du 19ème siècle, le mari de Deolinda Correa est recruté de force dans l’armée. Désespérée de le voir partir, Deolinda prend son bébé et marche sur les traces de la colonne militaire. Epuisée, elle se coucha à l’ombre d’un arbre, son nourrisson au sein, et elle mourut de soif. Son corps fut retrouvé peu de jours après, et le bébé, qui avait continué à téter, était toujours vivant! Le culte à Deolinda Correa commença peu après sa mort lorsque paysans et bergers vinrent se recueillir sur sa tombe. Peu à peu, on lui attribua des miracles et la légende de la Difunta Correa se répandit dans toute l’Argentine, le Chili et une partie de l’Amérique du Sud. Le culte de Difunta Correa est aujourd’hui toujours très répandu, et on retrouve de nombreux sanctuaires dressés le long des routes. Les gens viennent y déposer des bouteilles d’eau afin d’apaiser la soif de la défunte, et espèrent ainsi obtenir sa protection en échange.

Après plusieurs heures de pédalage sous un soleil de plomb, on a les jambes en coton et les batteries presque plates. Mais les paysages continues à nous tirer toujours plus loin, toujours plus haut.

Les derniers kilomètres de la journée sont les plus durs qu’on n’ait jamais parcourus. Nous n’avons plus d’énergie, nous avançons mécaniquement, en puisant dans le peu de force mentale qu’il nous reste. Nous arrivons exténués à Uspallata, petite ville de montagne où nous allons nous échouer au camping municipal.

Cette fatigante étape a également mis un coup à notre ami Tony qui décide de s’accorder une journée de pause le lendemain (ça nous rassure, malgré ses muscles en acier trempé, c’est quand même pas un robot le Tony). Bon, si un super aventurier de la pédale comme lui a besoin d’un jour de pause, vous vous doutez bien qu’il nous en faudra au moins deux avant de nous remettre en selle.

Pour l’anecdote, chaque matin nous sommes réveillés à 6h du mat’ par un énorme porc qui prend le camping d’assaut pour chaparder dans les tentes.

Vous pouvez le voir à l’oeuvre en train de renifler notre tente ci-dessous.

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Heureusement notre tente n’a pas été pillée, mais par contre il a foutu un beau bordel dans la tente de nos voisins. Il est reparti victorieux, après avoir bouffé les restes de leur repas de la veille ainsi que leur savonnette (incroyable mais vrai). Sacré cochon!

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Après ces deux jours de repos nécessaires, nous reprenons notre route au milieu des montagnes.

On profite d’une petite descente inattendue…

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Puis c’est reparti pour la grimpette. Et comme prévu, on en prend plein les jambes, mais surtout plein les yeux !

En fin de journée, après de longues heures à parcourir des paysages désertiques, nous croisons enfin un minuscule village qui semble à l’abandon.

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On commence à explorer le coin en recherche d’un endroit où passer la nuit. Nous découvrons alors une vieille gare désaffectée, vestige de l’époque où le train des Andes existait encore.

Dans un premier temps, nous envisageons de planter notre tente à côté de la gare, faute de mieux. Mais en nous baladant un peu plus loin dans le village, nous rencontrons Roberta. C’est une dame bien sympathique qui nous propose de louer une petite maison du village pour une modique somme. Si c’est si gentiment proposé ! Nous découvrons ladite maison, et quelle surprise ! C’est du grand luxe : cuisine, salle de bain, salon et grande chambre à coucher.

On est stupéfait de trouver un logement pareil dans cet endroit perdu. Roberta nous explique alors que la maison est habituellement louée durant les mois d’hiver au vacanciers argentins qui viennent skier sur les pistes situées un peu plus en altitude. Haaaaa, du coup cela explique les armoires remplies d’équipements de ski, et on comprend mieux pourquoi ce village a l’air complètement abandonné.

Une fois installés et douchés, nous partons nous promener dans le village. Puis au détour d’un bâtiment, nous sommes tombés nez à nez avec une immense famille de chiens, des cousins éloignés de Ginger. Et il y en a partout, de toutes les tailles et de tous les âges ! Les grands-parents, les parents, les jeunes, les bébés, il en arrive de partout! Il n’est donc finalement pas si abandonné que ça ce village.

On s’y sent tellement bien dans notre petite maison de montagne qu’on décide d’y passer deux nuits, et de profiter de notre journée de pause pour aller faire une randonnée dans le fameux Parc Provincial d’Aconcagua.

Le lendemain matin, nous prenons donc le bus, et une petite heure plus tard, nous voilà à l’entrée du parc.

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C’est dans ce parc que se trouve le Mont Aconcagua qui culmine à 6962 m d’altitude, c’est le plus haut sommet du monde après les sommets de l’Himalaya. Mais on vous rassure, nous n’avons point prévu de monter jusque là. Nous nous contenterons d’une randonnée de plus petite envergure, histoire de nous détendre les gambettes tout en profitant du panorama.

Et revoilà ce fameux Aconcagua se reflétant dans la « laguna espejo » (lagune miroir).

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Et le revoilà d’un peu plus près…
…avec un muletier en premier plan…

…ou bien encore avec notre ami l’oiseau.

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Sur le chemin du retour, les paysages ne sont pas en reste non plus!

Nous croisons un autre muletier en route vers le camp de base situé à 4260 mètres d’altitude d’où partent les expéditions d’alpinistes jusqu’au sommet.

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Le jour suivant, nous quittons notre petit village et reprenons la route en super forme !

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Nous croisons un autre vestige de l’ancienne route ferroviaire.

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On se croirait dans un décor de western.

Mais la vue des monts enneigés nous rappelle que nous sommes bien dans les Andes.

Et les voilà enfin ces pistes de skis qui redonnent vie aux villages l’hiver.

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Nous arrivons au village de Puente del Inca en fin de journée. Nous logeons dans le petit hôtel de Nico, un ancien guide de montagne super sympa. C’est dans la cuisine de Nico que Florence a fait une magnifique rencontre avec une patate aussi grosse que sa tête. Incroyable mais vrai, il aura fallu grimper en haut des Andes pour découvrir ce petit bijou de la nature. Ça c’est de la récompense taillée sur mesure!

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Une fois Florence remise de ses émotions, nous faisons une petite visite de ce fameux village. Nous découvrons d’abord l’ancienne gare, utilisée aujourd’hui comme support d’expression artistique et politique.

Dans l’arrière plan de la gare, nous apercevons des chevaux funambules impressionnants de dextérité. Car on vous assure que la pente est raide, trèèèès raide !

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Le village est également le parfait endroit pour observer le va-et-vient des muletiers.

Mais l’attraction principale reste sans nulle doute le fameux « Puente del Inca » d’où le village tire son nom. C’est une arche naturelle formant un pont au-dessus de la rivière Vacas. L’endroit abrite également une source thermale. Ce pont, qui mesure 48 mètres de long, 28 mètres de large et 8 mètres d’épaisseur, aurait été formé après la fonte d’un glacier. Les eaux thermales, extrêmement riches en minéraux, ont alors cimenté avec le temps la couche de roches agglomérées sur le dessus. Mais ce pont a également une légende donnant une autre explication à son origine: un roi Inca serait venu jusqu’ici pour y guérir son fils gravement malade. Mais la source d’eau chaude se trouvant de l’autre côté de la rivière, les braves soldats durent former un pont de leur corps. Le père pu ainsi mener son fils de l’autre côté boire l’eau miraculeuse de la source. Et quand ils se retournèrent, les vaillants soldats étaient tous pétrifiés… mais le fils guéri! Le « Puente del Inca » tirerait donc son nom de cette légende.

Mais le pont a également une histoire plus récente, celle d’un hôtel thermal pour curistes fortunés, construit en 1917 et détruit par un dramatique éboulement en 1965. Les ruines que l’on peut voir adossées à la roches ne sont autres que les vestiges des anciens thermes.

Petite photo du village en fin de journée.

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Suivie d’une session de photos nocturnes pour immortaliser la voie lactée.

Le lendemain matin, juste avant le départ, on s’aperçoit qu’on n’a plus de drapeau. Nous ne l’avions pas remarqué à notre arrivée la veille, mais c’est vrai qu’en y repensant il y avait énormément de vent hier en fin de journée. Nous retrouvons la pointe cassée de la tige coincée dans le porte drapeau, ça se confirme donc, c’est le vent le coupable. Nous nous souvenons que nous avions encore notre drapeau lors de notre dernière pause dans une buvette située 6 km avant le village. Ni une ni deux, nous partons à pied et ratissons les 6 km à la recherche de notre précieux étendard. Nous espérons tellement le retrouver que nous faisons deux fois l’aller-retour, soit 24 km parcourus à pied dans la journée. Mais malheureusement notre drapeau reste introuvable et nous rentrons bredouille chez Nico. Selon lui, soit le vent l’a emporté, soit il a été ramassé par quelqu’un. Il est maintenant trop tard pour prendre la route, tant pis, nous partirons demain.

Le lendemain matin, c’est donc sans notre drapeau que nous entamons les derniers kilomètres nous séparant du sommet. Passage devant l’entrée du Parc d’Aconcagua où nous étions trois jours plus tôt, une petite photo souvenir s’impose.

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Un petit regard en arrière sur la vallée et les kilomètres d’ascension parcourus.

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Joli spectacle d’une rencontre entre deux rivières.

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Les derniers kilomètres ne nous épargnent pas. Encore un petit effort, on y est presque !

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Et nous y voilà, 3200 mètres d’altitude, il est maintenant temps de dire au revoir à l’Argentine.

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Mais il nous reste une dernière étape à passer avant d’atteindre le Chili, la traversée du tunnel « Del Cristo Redentor » qui sépare les deux pays. Le tunnel est interdit au vélo, mais pas de soucis, les douaniers argentins ont tout prévu et se chargent de faire passer les cyclistes à bord de leur fourgonnette. Ni une, ni deux, on embarque Flocon et Florence à l’arrière, et c’est parti.

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Et nous voilà côté chilien, à 3185 mètres d’altitude.

Qui aurait cru qu’on arriverait jusque là à vélo en nous voyant partir de l’Atomium à Bruxelles 9 mois plus tôt ? Pas nous en tout cas, et pourtant, nous y voilà ! C’est sûr que c’était pas de la tarte à la crème de pédaler jusqu’ici et on vous avoue qu’on n’est pas peu fier d’y être arrivé.

Voici qui clôture notre ascension des Andes. Rendez-vous pour le chapitre suivant : la descente des Andes !

3 réflexions sur “ A nous la Cordillère ”

  1. Quel PLAISIR, quel BONHEUR de vous retrouver.
    Comme Françoise et Michel, on reste suspendu à vos récits et vos photos et on reste scotchée quand on commence à vous lire.
    Quand on pense à tous ce que vous avez encore à nous raconter, on se délecte d’avance.
    Quel plaisir également d’apercevoir tous ces gens du bout du monde que vous rencontrez. Merci à eux de si bien vous accueillir.
    Merci, merci et encore bravo pour votre endurance.
    bisous
    Yo.

  2. Avec Françoise nous sommes « accrochés » à vos textes et images. On vous suit « pas à pas »; manière de dire bien sûr. Comique de penser, ce 5 septembre 2017, que ce que vous nous communiquez date de fin janvier…2016 ! C’est la relativité, et du temps, et de l’espace qui nous relie en tout état de cause…
    Quelle épopée que la montée du Cristo Redentor et les vues de l’Aconcagua !
    Patrie de ma petite Mami.
    Merci mes amis pour ce témoignage qui nous va bien loin !
    On vous embrasse

    Michel et Françoise

  3. Hola que grande mis amigos un abrazo desde estas montañas que vieron su pasar por ellas, veo su diario y se me llenan los ojos de lagrimas que lindo recuerdo y una pregunta como estuvo esa LUNA DE MIEL ja ja ja un abrazo y les deseo un muy feliz año y que DIOS LOS BENDIGA EN ESTA VIDA QUE LOS GUIÉ UN ABRAZO DE « HOSTEL EL NICO » en puente del inca

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