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Un joyeux Noël du Laos – by Floo

Une petite vidéo made in Laos pour vous souhaiter un joyeux noël et une bonne année à tous. Merci d’avance pour votre indulgence et votre compréhension. Ceci n’est pas un exercice…

Merry Christmas 2015 – by Floo

Nous vous souhaitons à tous un Joyeux Noël ! Pour fêter ça, voici un court-métrage digne des plus grandes productions Nollywoodiennes. Nommé aux prochains Oscars, cette œuvre vous enchantera par sa mise en scène originale, ses acteurs de renom, et ses effets spécial’sss hors du commun. Georges Lucas n’a qu’à bien se tenir !

Nos hôtes en Uruguay

De Cabo Polonio à Montevideo

Masa Crítica de Montevideo – by Floo

Au cours de notre séjour à Montevideo, nous avons eu l’occasion de participer à notre première Masse Critique (pour plus d’info cliquez ici). Voilà une petite vidéo, souvenir de cette belle journée.


Tranquilo y feliz…

Nous quittons Punta del Diablo, direction Cabo Polonio, situé 62 km plus loin. La route est calme, et nous retrouvons nos prés et nos vaches habituels.

Cabo Polonio est un petit village de pêcheurs situé dans l’une des zones les plus sauvages de la côte uruguayenne, à savoir le Parc National de Cabo Polonio. Le territoire qui constitue le parc national se distingue par sa grande diversité de milieux naturels: collines et plaines côtières, forêt indigène et immenses dunes de sable. Mais ce n’est pas tout, car Cabo Polonio abrite notamment l’une des plus grandes colonies de lions de mer d’Amérique du Sud et il est également fréquent d’y voir des baleines ou encore des dauphins. Situé à environ 7 km de la nationale 10, il n’existe pas de route pour accéder à ce hameau d’à peine 100 habitants. Coupé du monde extérieur, il n’y a pas d’électricité, ni d’eau courante dans le village. Seul le phare est raccordé au réseau national. L’énergie éolienne, quelques générateurs et l’eau de pluie sont utilisés pour alimenter les quelques centaines de maisons. C’est un endroit sans pareil… Une île perdue entre l’océan Atlantique et une mer de sable. Pour protéger cet endroit et son écosystème unique, le Ministère de l’Environnement limite la quantité de résidents et de touristes. Pour rejoindre le village, il faut monter à bord d’un gros camion 4×4 du Parc National, unique véhicule autorisé à circuler dans la zone.

Nous avons prévu de passer deux nuits au village, et on ne sait pas trop à quoi s’attendre…

Une fois arrivés à l’entrée du Parc National, nous nous arrangeons avec le staff pour stocker Flocon en sécurité, puis nous attendons sagement le départ du dernier camion de la journée.

Et c’est parti pour 20 minutes de tape-cul à travers la forêt, la mer de sable et le littoral sauvage. On ne profite pas beaucoup du trajet vu qu’il fait déjà nuit, mais on découvrira tout ça au retour dans deux jours.

Une fois sur place, on ne peut que être conquis par cet endroit singulier. Sans rue, ni règle, le village est un harmonieux mélange de cabanes et de maisons toutes plus charmantes et pittoresques les unes que les autres. Il y règne une ambiance hors du temps. C’est indescriptible.

C’est encore plus magique vu du phare…

Et alors qu’on est déjà complétement sous le charme de ce lieu hors norme, à seulement quelques pas des habitations, on retrouve cette immense colonie de lions de mer. Pas un brin perturbées par notre présence, on peut observer inlassablement ces grosses otaries bronzer paisiblement au soleil.

En fin de journée nous rencontrons un couple de voyageurs québécois avec lesquels nous passons une soirée folklorique.

Le lendemain, c’est donc un peu rémanents que nous quittons le village et reprenons notre route. On n’a pas les yeux tout à fait en face des trous, mais heureusement pour nous, la route est ultra rectiligne. Ça nous permet de passer en mode automatique, pour décuver tranquillement.

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En milieu de journée, on se fait rattraper par nos deux québécois en voiture, qui ont pu décuver tranquillement dans leur lit eux! Une photo souvenir s’impose.

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On termine la journée dans un village bien ordinaire comparé à notre dernière escale, où nous trouvons un camping pour la nuit.

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Le lendemain, on pédale en direction de Rocha. Pas de chance, on a le vent en plein dans notre gueule. Et pour couronner le tout, notre pneu avant décide de rendre l’âme. Après 4600 km parcourus à vélo, on se doutait bien que ça allait bientôt arriver. Heureusement, on a un pneu de rechange acheté à Sao Paulo en prévision. Et en deux temps trois mouvements, Flo le mécano nous change tout ça.

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Malgré tous ces contretemps, nous voilà finalement à Rocha, capitale du département du même nom. A notre arrivée, il fait un temps dégueulasse, et la météo nous annonce de l’orage toute la journée du lendemain. Courageux mais pas téméraires, on décide de prendre un jour de pause à Rocha le temps que la pluie passe. Ça nous donne l’occasion de retrouver la civilisation et les petits plaisirs qui vont avec… Direction le supermarché pour faire le plein de bonnes choses. Et il faut dire que les supermarchés uruguayens proposent des produits pour le moins étonnants comme ce combiné frittes-hamburger trouvé au rayon frais.

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Vraisemblablement emballé il y a quelques heures, voire quelques jours, nous ne sommes pas franchement convaincus par la qualité gustative de ce produit. Nous optons donc pour un poulet de la rôtisserie d’à coté.

Une fois la pluie passée et nos gambettes reposées, nous quittons Rocha. Le ciel bleu est bien au rendez-vous, mais malheureusement pour nous, le vent a lui aussi décidé d’être de la partie. On décide de bifurquer pour rejoindre la côte, et le vent de face se transforme en vent de côté, tout aussi désagréable.

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Mais on a le paysage qui compense, alors on en profite.

On est au milieu de nulle part, et il n’y a pas beaucoup d’âmes qui vivent dans le coin. Peu avant la tombée de la nuit, on croise finalement un fermier qui accepte que l’on campe devant sa maison. Il nous laisse l’accès à sa salle de bain, et nous propose du bon lait chaud fraîchement tiré de ses vaches.

On profite du coucher de soleil, et au dodo!

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Au petit matin, nous remercions et saluons notre copain fermier et son collègue.

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Puis on se remet en piste, toujours en longeant la côte sur notre petite route déserte.

Après quelques heures de pédalage, on débouche sur un spot de kitesurf. Incroyable! C’est l’occasion de faire une petite pause pour admirer les vrais sportifs à l’oeuvre.

Finie la campagne, le paysage s’urbanise au fil des kilomètres. Nous approchons de Punta del Este, autrement appelée le Los Angeles, ou encore le Saint Tropez de l’Amérique du Sud. On décide de s’arrêter juste avant, dans la petite ville de La Barra où nous passons deux nuits.

Le lendemain, nous prenons le fameux pont à deux bosses de La Barra, passage obligé pour rejoindre Punta del Este. On profite au passage des derniers paysages peu urbanisés.

Après quelques coups de pédale, nous apercevons les gratte-ciels qui ne sont plus très loin.

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On longe la plage jusqu’à la célèbre « Main » de Punta del Este. Celle-ci marque la limite entre le Rio de la Plata et l’océan Atlantique. Cette sculpture, représentant la main d’un homme en train de se noyer, est un avertissement pour les nageurs sur le danger des vagues et du courant violent de l’océan Atlantique. C’est certe un peu glauque, mais ça a le mérite d’être dissuasif.

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On continue à pédaler tranquillement, entre les buildings et la mer.

C’est à ce moment-là qu’on tombe sur trois cyclovoyageurs, deux argentins et un français. Ils se sont rencontrés il y a quelques jours, et ont décidé de faire un bout de route ensemble. Le français parcours le monde à vélo depuis maintenant 3 ans. Son périple se terminera à Rio de Janeiro. Les deux argentins voyagent ensemble en direction du Brésil. L’un des deux voyage avec sa chienne qu’il transporte dans une charrette. On se pose sur la pelouse, et on commence à échanger sur nos différents voyages. Après quelques minutes, nous sommes rejoints par deux cyclovoyageurs brésiliens, décidément, c’est un vrai carrefour à cyclistes ici! On forme une sacrée troupe maintenant.

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Les deux brésiliens sont sérieux et tracent leur route, tandis que nous restons tous les 5 à papoter sans voir le temps passer. Et l’heure a tellement tourné qu’il est trop tard pour reprendre nos routes respectives. Il va falloir qu’on trouve de quoi se loger à Punta del Este, ville la plus chère d’Amérique du Sud. C’est pas gagné! On commence à pédaler en direction de la caserne des pompiers, en espérant qu’ils aient suffisamment de place pour nous tous. C’est là qu’une averse nous tombe dessus, et que Flocon crève un pneu.

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Pendant qu’on répare notre crevaison, nos trois nouveaux camarades vont se renseigner chez les pompiers. Ils ne peuvent pas nous héberger, mais il y a un centre sportif juste derrière qui accepte qu’on loge dans les vestiaires. Nickel! Sauf que quand ils ont vu que nous avions un chien avec nous, ils n’ont plus été d’accord. Zut!

Avec tout ça il fait nuit, et on n’a toujours aucun endroit où dormir. On croise finalement une personne qui nous dit qu’il y a un parc public pas très loin, et qu’on pourra certainement y camper pour la nuit. Arrivés sur place, le gardien du parc nous dit qu’il est interdit par la loi d’y camper, mais que par contre, juste derrière, se trouve un espace vert qui n’est plus dans les limites du parc et où il ne voit pas d’inconvénient à ce que l’on plante la tente. Ça nous va! L’espace vert se trouve en réalité derrière un grand supermarché. On installe notre campement dans le noir comme on peut. Il est maintenant 22h, et il est temps de sortir nos popotes respectives parce qu’il commence à faire faim. C’est à ce moment-là que les managers du supermarché ont débarqué. Nous sommes sur leur propriété privée et ils nous prient de quitter les lieux sur le champ. Aie Aie Aie!!! Après une discussion interminable, ils nous disent qu’il y a une mince parcelle 10 mètres plus loin qui n’appartient ni au supermarché, ni au parc, où ils acceptent qu’on campe. C’est complètement débile, mais nous suivons les règles et déplaçons notre campement 10 mètres plus loin.

A 3 heures du matin, nous sommes gentiment réveillés par la police uruguayenne. Ils sont courtois (véritablement), et nous demandent nos papiers d’identité. C’est la sécurité du supermarché qui les a appelés. Nous leur expliquons que nous nous sommes mis d’accord avec le manager, et qu’il est au courant. Après vérification, les policiers s’excusent du dérangement et repartent. Le manager avait apparemment oublié de prévenir ses agents de sécu. C’est donc après une courte nuit plutôt agitée que nous nous réveillons.

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On remballe notre campement,  puis on squatte des tables de picnic derrière notre cher supermarché le temps de manger un bout ensemble.

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Une fois le plein d’énergie fait, il est temps de dire au revoir à nos amis à pédales, avant de reprendre notre route.

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Après de longs kilomètres, nous sortons enfin de Punta del Este. On croise une plateforme sur la plage dédiée à l’observation du paysage et des baleines. C’est plus trop la saison des baleines, mais on y grimpe quand même pour profiter de la vue.

Quelques coups de pédale plus loin, la route nous fait grimper en haut d’une colline. Là encore, on repose nos gambettes en profitant du panorama

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Se succèdent ensuite plein de petits villages balnéaires. En fin de journée, on s’arrête dans l’un d’entre eux pour chercher un endroit où dormir. Les 3/4 du village se compose en fait de maisons de vacances complètement vides hors saison. On rencontre finalement un gars en train de tondre sa pelouse. On l’aborde et on lui demande gentiment si on peut planter notre tente sur son gazon fraîchement tondu. Il s’appelle Agustin, il est colombien, et on comprend alors que ce gazon n’est pas le sien, et qu’il s’occupe en réalité de l’entretien des jardins pour plusieurs maisons du village. Mais pas de tracas, sa maison ne se trouve pas très loin et il veut bien qu’on campe dans son jardin pour la nuit. Génial! En attendant qu’il termine son travail, il nous indique comment rejoindre sa maison et nous dit d’expliquer la situation à sa femme une fois sur place. On s’exécute. Une fois chez lui, nous rencontrons sa femme, Isabel, un peu surprise de voir débarquer deux cyclovoyageurs en tandem dans son jardin. Mais malgré tout, elle nous accueille très chaleureusement, puis nous montre où planter notre tente et nous propose d’utiliser leur salle de bain.

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Notre campement installé et une bonne douche plus tard, nous retrouvons Agustin rentré du travail. Il nous tire une rallonge jusque dans notre tente pour qu’on puisse charger nos appareils pendant la nuit. Décidément, c’est mieux qu’au camping ici!

Le lendemain matin, nous saluons nos nouveaux amis colombiens, avant de reprendre notre route.

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On commence la journée par un peu de route nationale. On profite d’un coin à l’ombre pour faire notre pause déjeuner.

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Puis on rejoint une petite route en bord de plage, où il fait bon de pédaler.

Cette petite route nous mènera jusqu’à Piriapolis, autre grande ville de la côte uruguayenne, mais beaucoup moins huppée que Punta del Este. Mais malgré tout, les prix des logements restent très élevés, si bien que nous ne trouvons aucun hôtel à moins de 50 $US la chambre. Un peu dépités, nous décidons de continuer notre route en espérant trouver un endroit où planter notre tente ou bien un hotel moins cher en dehors de la ville. Juste après être sortis de la ville, nous croisons un dernier hôtel, le Playa Grande. Malgré ses allures de palace, on décide quand même d’aller demander le prix, qui ne tente rien n’a rien. Arrivés à la réception, nos regards se posent sur un panneau affichant les prix des chambres. La chambre la moins chère est indiquée à 140 $US la nuit. Aie Aie Aie, c’est pas pour nous ici. La manager, intriguée par notre vélo, viens voir si elle peut nous aider, et nous lui demandons alors (sans trop d’espoir) si elle n’aurait pas une chambre plus économique. Elle nous propose alors une chambre à 60 $US la nuit. On la remercie pour son geste, mais on lui explique que c’est malheureusement toujours au-dessus de notre budget. Elle nous demande alors à combien s’élève notre budget maximum pour une nuit. Vu la situation, nous lui disons 30 $US, sans croire un seul instant qu’elle puisse accepter. Et bien pour le coup, on est tombé sur la manager d’hôtel la plus sympa du monde, car non seulement elle a accepté de nous faire la chambre à seulement 30 $US, mais en plus, elle nous a mis dans l’une des plus belles chambres avec vue mer. Une situation vraiment hors du commun, on pensait pas que ça puisse être possible une chance pareille.

Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvé à dormir dans un hôtel de luxe pour seulement 30 $US. Du coup, on profite de la vue et on se repose.

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Comme on est claqué et qu’on s’y sent bien dans notre petit palace, on décide de rester une nuit de plus, ce qui nous permet de faire le tour des environs. Notre petit tour nous amène jusqu’au port de Piriapolis, où nous découvrons, à notre grande surprise et complètement par hasard, q’une lionne de mer et ses deux petits y ont élu domicile. Nous restons un bon moment là, profitant de la chance de pouvoir observer ces mammifères marins d’aussi près.

Notre journée se termine par une petite balade en bord de mer.

Il est maintenant temps de dire au revoir au Playa Grande et à notre manager préférée!

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Nous pédalons en direction de Ciudad de la Costa, petite station balnéaire à une vingtaine de kilomètres avant Montevideo. Nous prenons des petits chemins parallèles autant que possible, ce qui nous permet de dire bonjour à nos amis les chevaux et de profiter du paysage.

Arrivés à destination, nous sommes attendus par Lilian, qui loue une petite maison attenante à la sienne sur Airbnb. Elle est super sympa et nous fait un prix d’ami à seulement 15€ la nuit. Ben à ce prix là on a de nouveau craqué et on est finalement resté deux semaines. Le temps de se poser un peu, d’écrire de nouveaux articles et de publier de nouvelles photos.

Pendant ces deux semaines, nous avons eu l’occasion de visiter Montevideo où nous avons notamment participé à l’un des événements mensuels de la « Masa Critica ». Pour les non initiés, les « masses critiques » sont des manifestations en faveur des transports non motorisés. Ces manifestations sont organisées simultanément chaque dernier vendredi du mois dans plus de 300 villes à travers le monde! Le concept est simple, tous les véhicules non motorisés (vélos, rollers, skateboards, etc.) sont invités à prendre part à un grand cortège à travers la ville. Pour ceux qui aimeraient en savoir plus sur ce mouvement social, Wikipedia est votre ami par ici. Et n’hésitez pas à vous renseigner, il y a certainement une « masse critique » qui s’organise dans votre ville tous les mois, comme par exemple à Bruxelles, où vous pouvez en savoir plus en cliquant ici. Et ça tombe bien parce qu’il y a justement une « Masa Critica » qui s’organise à Montevideo, du coup, on en profite pour se joindre au mouvement. Et comme nous sommes à seulement dix jours de Noël, on décide de déjà se mettre dans le thème avec nos chapeaux de père noël.

Nous avons également réalisé une ch’tite vidéo que vous pouvez visionner en cliquant ici.

Sur la route du retour jusqu’à Ciudad de la Costa, on fait une petite pause pour profiter du soleil qui se couche sur Montevideo.

Durant notre séjour chez Lilian, on a aussi réfléchi à ce qu’on pourrait faire pour vous souhaiter un Joyeux Noël. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé la veille de notre départ pour Buenos Aires, aux alentours de 19h, à nous lancer dans la réalisation d’une vidéo de Noël avec comme Guest Star notre chère Chippie.

Comme on n’est pas des grands réalisateurs, et qu’on n’avait pas vraiment préparé ni de scénario, ni de dialogue, notre petite séance de tournage nous a finalement pris toute la nuit. Si bien qu’on a terminé la dernière scène à 7h du mat’. On vous dit pas comme on était frais à cette heure-là. Puis après une nuit blanche intensive, on peut vous dire que la qualité de nos improvisations est allée decrescendo. Vous trouverez la vidéo en cliquant ici.

Après ces 12 heures de tournage sans dormir, on a du remballer toutes nos affaires puis pédaler 30 km pour rejoindre le port de Montevideo, où nous attend le bateau pour Buenos Aires. Celui-ci part à 11h et nous sommes tenus d’y être une heure avant le départ. Vu qu’on est finalement parti de chez Lilian qu’à 8h, ça fait qu’il nous reste seulement deux heures pour parcourir les 30 km, et tout ça avec la tête dans le cul. On a mis les bouchées doubles en priant pour qu’on ne crève pas un pneu, et on est finalement arrivé juste dans les temps pour embarquer notre flocon sur le bateau.

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Une fois à bord, ils ont distribué à tous les passagers des petits chaussons pour ne pas abîmer la belle moquette toute neuve. On n’a pas très bien compris le concept d’avoir une belle moquette si on ne peut pas marcher dessus, mais bon…

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Maintenant qu’on est dans nos petits souliers, on peut enfin relâcher la pression, et c’est parti pour deux heures de sieste jusqu’à Buenos Aires qui ne seront pas de refus!

Voilà qui clôture nos aventures uruguayennes.

Adiós Uruguay ! Argentina nous voilà !

De Chui à Punta del Diablo

Dans les griffes du diable

Nous voilà enfin arrivés à Chui ! Première ville qu’on croise en 250 kilomètres, ça fait du bien. Nous avons officiellement quitté le Brésil, mais nous ne sommes pas encore tout à fait en Uruguay. C’est un peu le vortex ici. Autant vous dire qu’on est nulle part, dans tous les sens du terme.

Après une petite heure de recherche et de déambulation dans la ville, on trouve une charmante pousada tenue par deux petits vieux. On prend alors nos plus beaux airs de chiens battus, et on entame la négociation du prix de la chambre… Mais Pépé et Mémé sont durs en affaires, et ne lâchent rien. Mais on a tenu bon, et face à nos airs de petits chats noyés, ils ont finalement cédé… Enfin, on va plutôt dire qu’on a trouvé un compromis. Parce que ce qu’ils nous avaient pas dit les p’tits vieux, c’est qu’ils ont une « habitacion economica » cachée derrière leur hôtel. Bon, pour le coup, la chambre n’a pas de fenêtre et donne sur le garage, mais l’important c’est de trouver un endroit pour pioncer et de rentrer dans nos frais, donc on s’en fou.

On part ensuite à la découverte de la ville. Celle-ci est traversée par une grand avenue, d’un coté le Brésil, et de l’autre l’Uruguay.

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C’est à ce moment là qu’on a commencé à parler Portugnol. Et ça fonctionne pas mal, vu que les gens nous comprennent très bien de chaque côté de l’avenue. Enfin, y’a aussi une théorie comme quoi personne comprend rien à ce qu’on raconte en Portugnol et qu’ils font juste semblant pour pas nous vexer. C’est peut être pour ça qu’on s’est retrouvé avec de l’intestin grêle grillé (chinchulin) alors qu’on pensait avoir commandé des chipolatas. En même temps, les chipolatas, c’est quand même de l’intestin grêle fourré à la chair à saucisse, donc on n’était pas complètement à côté de la plaque… il manquait juste la chair à saucisse.

Histoire de parfaire notre Portugnol, on a tourbillonné trois jours dans le vortex. Après quoi nous sommes officiellement rentrés en Uruguay !

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Prochain point de chute : Punta del Diablo ! Sur la route, on croise un panneau de signalisation plutôt intriguant…

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Pour ceux qui ne seraient pas polyglottes comme nous autres, voici la traduction : « A 200m, piste d’atterrissage d’urgence, interdiction de s’arrêter ».

Et 200 mètres plus loin, v’là t’y pas que la route se transforme effectivement en piste d’atterrissage.

Vu que notre Flocon c’est un peu un ORNI (Objet Roulant Non Identifié), on se dit que ça devrait pas trop nous poser de problème. Mais dans le doute, on a quand même mis le turbo en scrutant le ciel. Ben oui, c’est qu’on les connait pas encore très bien les Uruguayens, et on sait pas trop comment ça fonctionne chez eux. P’têt’ bien que les avions atterrissent sur les routes par ici. Heureusement, y’a pas eu d’urgence ce jour là, et on est passé incognito presto.

Quelques kilomètres plus loin, une route parallèle s’offre à nous. Comme on croit que le hasard fait bien les choses, et surtout parce qu’on est des aventuriers qu’ont peur de rien, on décide de quitter la route principale et de suivre ce chemin de traverse.

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Cette petite route nous entraîne en fait dans le Parc National de Santa Teresa. Nous débouchons alors sur le Fort de Santa Teresa, construit par les Portugais en 1762.

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Après ce petit cours d’histoire, nous continuons notre chemin à travers le parc pour passer à la zoologie. On se retrouve en effet au beau milieu d’un mini zoo… rien de tel pour nous replonger dans nos années lagomorphes. On décide de faire une petite pause pour aller dire bonjour à nos amis les bêtes.

Une fois le safari terminé, on enchaîne les kilomètres sur les petits chemins du Parc National qui nous amènent jusqu’à Punta del Diablo. Là-bas, nous retrouvons Marcos qui loue des petites casitas tout confort pour seulement 80€ la semaine !!!! Ben à ce prix là on a craqué, et on est finalement resté deux semaines. :)

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Bon faut dire qu’il y a plusieurs éléments réunis qui font qu’on a eu du mal à quitter Punta Del Diablo.

Tout d’abord, cela fait bien longtemps qu’on n’a pas eu la sensation d’avoir notre petit « chez nous ». Et on s’y sent tellement bien dans notre petite casita! Avec notre petite cuisine pour préparer des bons petits plats, et pour nous faire des bons p’tit déj’ comme à la maison…

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Puis là on a rencontré nos voisins… Jordan et Julie, un couple de français faisant un roadtrip de 6 mois en Amérique du Sud. Ils louent la casita jumelle à côté de la nôtre. Et il faut dire qu’on s’est très vite bien entendu tous les 4. Du coup, en plus d’avoir notre petite maison sympa, ben on a les voisins sympas qui vont avec. Du coup, on organise des BBQ entre copains, on saque des pintes comme au bon vieux temps, et puis on se retrouve le lendemain avec la gueule de bois pour taper les cartes… Tout ça nous a permis, le temps de deux semaines, de retrouver les joies d’une vie sociale.

En plus de ça, on s’est fait copains avec tous les chiens du quartier.

Surtout Poupette, qui n’appartient plus ou moins à personne. Et comme elle a pas l’électricité à tous les étages et nous non plus, ben le courant est tout de suite passé, et on s’est réciproquement adopté.

Puis finalement, il faut dire que le village de Punta del Diablo a un certain charme. Si bien que très vite, la magie opère, et on se laisse envoûter par le diable. En effet, peuplé de moins de 400 habitants, il y règne une atmosphère ultra décontractée. Les gens y sont chaleureux, leurs maisons sont plus pittoresques les unes que les autres, il y a peu voire quasiment pas de voitures dans les rues, le village est parsemé de dunes et ça sent bon l’air iodé ! C’est bien simple, on pourrait passer des journées entières à s’y balader en se perdant d’un chemin à l’autre.

Pendant ces deux semaines, on a aussi pris le temps de faire un peu de mécanique.

Et bien sûr, nous avons aussi utilisé nos journées pour rédiger une bonne partie des articles relatant nos péripéties brésiliennes.

On profite de notre dernière journée à Punta del Diablo pour retourner faire une balade dans les dunes. Nous nous faisons, comme toujours, plein de nouveaux copains chiens.

Nous rencontrons notamment deux chiennes jumelles que nous baptisons « Suri » & « Cate ».

Après 2 semaines, il est maintenant temps de quitter notre chère casita et tous nos copains chiens pour reprendre la route. On ne vous cache pas que le départ est difficile… telle est la dure vie du voyageur. Mais on n’y peut rien, et comme dit ce cher Victor Hugo, on a beau avoir l’esprit casanier, on garde l’instinct voyageur.

Nos hôtes au Brésil

Rio Grande do Sul