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Nos hôtes au Brésil

Rio Grande do Sul

La dernière ligne vraiment droite !

Nous continuons, toujours sur la même route, entourée de prairies, de vaches, et d’haciendas (grandes exploitations agricoles), appelées fazendas au Brésil.

Ce jour-là, on se fait la réflexion qu’on n’a pas encore croisé beaucoup d’autres cyclovoyageurs sur notre chemin. Et v’là-t’y pas que quelques kilomètres plus loin, nous tombons sur un couple d’argentins voyageant à vélo, avec leurs deux chiens !!! Quelle coïncidence ! Comme quoi, il suffisait de demander. Nous passons plus d’une heure ensemble, à discuter et à échanger sur nos voyages respectifs. Malheureusement, nous n’allons pas dans la même direction, et nous sommes bien obligés de nous séparer pour continuer nos chemins. Dommage, nous aurions bien fait un bout de route avec eux ! Pour les intéressés, voici leur blog de voyage.

Rio Grande do Sul 4-85

Dans la ville suivante, nous tombons sur un magasin spécialisé en bière. Nous n’y résistons pas, et dégustons nostalgiquement une bonne bière belge.

Rio Grande do Sul 7-85

La même soirée, nous sommes appâtés par une super promo de sushi à volonté. Et quelques minutes plus tard, nous voilà embarqués sur un bateau sushi GIGANTESQUE ! A la limite de l’overdose !

Rio Grande do Sul 8-85

Le lendemain, nous suivons une route bordée de dunes marécageuses parsemées d’éoliennes.

En fin de journée, alors que nous pédalons tranquillement, une charrette à cheval arrive en face de nous. C’est un moyen de locomotion très utilisé par ici, et nous en croisons fréquemment. Sauf que cette fois-ci, on est tombé sur le cheval le plus trouillard du Brésil, et que notre vélo ne lui a pas du tout inspiré confiance. Si bien qu’il se met à cabrer, puis à galoper tout droit dans le fossé. Et voilà la charrette renversée, le cheval avec les quatre fers en l’air, et surtout le conducteur coincé sous sa charrette. Tout s’est passé très vite, et on a eu une peur bleue !!! Florent se précipite pour aider ce pauvre monsieur. Et heureusement, il va bien. OUF ! On l’aide ensuite à retourner sa charrette, et son cheval, puis nous continuons chacun notre route, encore un peu secoués par ce malencontreux incident. On a eu tellement peur pour cet homme et pour son cheval. Mais heureusement au final, plus de peur que de mal. Mais depuis ce jour-là, on redouble de précautions lorsqu’on croise des cavaliers ou des charrettes à cheval.

Nous terminons notre journée à Cidreira, un petit village en bord de mer. Nous y rencontrons Louisa, qui nous propose de louer un petit appartement pour à peine 10 €. Génial ! Comme on s’y sent bien et qu’on a besoin d’un peu de repos. Nous y passons finalement 2 jours.

Après s’être bien ressourcés, nous nous remettons en selle, à travers les lacs et les marais.

Changement de paysage, nous voilà maintenant au milieu de plantations de pins cultivés pour leur résine.

Puis quelques kilomètres plus loin, nous passons sous un tunnel naturel interminable, surnommé le tunnel vert, un bien bel endroit!

Nous arrivons finalement dans la ville de Palmarès Do Sul, où après négociation, nous trouvons un hôtel abordable. Nous montons sur le toit de l’hôtel pour profiter de la vue et du coucher de soleil.

Un resto du coin nous offre une tonne d’empanadas fraîchement cuites rien que pour nous. Des gens trop sympas !!! On en fait qu’une bouchée pour notre repas du soir. Un vrai délice!

Le lendemain il fait un temps bien dégueulasse comme on les aime. On aurait bien passé notre matinée à faire la grasse mat’ au fond du lit, mais quand faut y aller, faut y aller ! Puis il parait que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Une fois le moral des troupes remonté à bloc, nous commençons à pédaler en essayant de faire abstraction du mauvais temps.

Mais heureusement, Flocon est toujours là pour égayer notre quotidien. Après quelques heures de route, il décide d’animer un peu notre journée, en cassant quelques rayons. Haaaaa rien de tel pour se remettre d’aplomb !

Rio Grande do Sul 29-85

En fin de journée, nous croisons une route latérale avec un panneau indiquant « Lagoa Azul », autrement dit : Le Lagon Bleu. Nous suivons donc ce chemin, en pensant déboucher sur un magnifique lac couleur azur. Ben en fait pas du tout. Il y a bien un lac, mais pour ce qui est du bleu azur, on a eu beau chercher, on n’a pas trouvé. Puis histoire de compléter ce beau tableau, il se met à pleuvoir des cordes. Nous trouvons finalement une chambre où dormir, à l’arrière d’une petite épicerie.

Le jour suivant, nous roulons toujours au milieu du même décor, à savoir des prairies et des vaches. Mais aujourd’hui, nous avons droit à une petite excentricité, car il y a également des nandous (sorte d’autruches) au milieu des vaches.

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Petit arrêt ravitaillement dans une gargote de camionneurs…

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…avant de terminer notre journée dans la ville de Mostardas, où nous sommes gentiment hébergés chez les pompiers.

Nous passons la soirée avec Fifa, un pompier volontaire, qui nous cuisine du bon poisson qu’il a fraîchement pêché. Un régal !

Au réveil, il fait un temps magnifique. Enfin ! Ça fait du bien ! Les paysages sont tout de suite plus sympathiques sous un ciel bleu.

C’est une journée placée sous le signe des tortues. En effet, il y en a plein dans la région. Mais malheureusement, bon nombre d’entres elles meurent écrasées en tentant de traverser la route. N’écoutant que notre cœur et notre courage, nous n’avons pas hésité un seul instant à nous arrêter en pleine progression pour sauver quelques unes d’entres elles qui se dirigeaient vers une mort certaine…

Vous pouvez remarquer comme elles ont le regard plein de reconnaissance.

Après 80 km parcourus sans croiser âme qui vive (mis à part nos copines les tortues), nous arrivons finalement dans un minuscule village. Nous y trouvons une petite auberge de camionneurs. Et nous voilà devant notre chambre grand luxe, avec terrasse aménagée, s’il vous plait ! Et une fois n’est pas coutume, nous changeons un rayon cassé en fin de journée. Cette nuit-là, on a prié pour que le toit de notre chambre soit suffisamment résistant pour supporter le poids de la citerne d’eau de l’auberge…

Rio Grande do Sul 44-85

Le lendemain, on reste dans la continuité, et nous pédalons aux côtés des vaches…

Alors que nos estomacs commencent à grogner, nous tombons miraculeusement sur une petite guinguette improbable, au milieu de nulle part. Nous y sommes accueillis par Verhina, grande chanteuse de la région, qui nous prépare un repas simple mais efficace avec ce qu’il reste dans son frigo. C’est à la bonne franquette. Pendant que nous mangeons, Verhina nous raconte en détail sa grande carrière dans la chanson. Nous avons affaire à un sacré personnage.

Quelques kilomètres plus loin, nous sommes accueillis chez Paulo, un ami de Fifa le pompier. Pour le repas, il nous a cuisiné du capybara rôti. Nous demandons alors ce que c’est, et Paulo nous dit qu’il s’agit d’une sorte de cochon sauvage. Et en effet, ça a un peu le goût du porc.

Le jour suivant, nous arrivons en fin de journée à São José do Norte, où nous prenons le bac rejoignant Rio Grande.

Là-bas, nous prenons une journée pour nous reposer dans un petit hôtel, avant d’entamer la traversée du « désert ». En effet, les derniers 250 kilomètres nous séparant de l’Uruguay sont quasiment inhabités. La route traverse la station écologique de Taim, qui est la plus grande réserve biologique du Brésil. C’est en fait une mince bande de terre, coincée entre l’océan Atlantique et le lac Mirim, qui regorge d’animaux sauvages.

Allez, c’est parti ! Nous quittons Rio Grande, et 30 km plus loin, nous croisons un premier panneau indiquant que nous ne sommes plus qu’à 65 km de la réserve, et 221 km de Chui, situé sur la frontière Uruguayenne.

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Mais 6 kilomètres plus loin, nous croisons un nouveau panneau.

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Et là, nous nous rendons compte qu’il y a un truc qui cloche dans leurs calculs… Sur le premier panneau, nous étions à 585 km de Montevideo, et 6 km plus loin, nous ne sommes plus qu’à 555 km de Montevideo. Waouuuh, si ça pouvait tout le temps être comme ça, on avancerait vachement plus vite !!!

Fin de journée, nous arrivons à Taim, dernier petit village avant d’entrer dans la réserve. Là, nous demandons tout d’abord à la station essence s’ils n’ont pas un endroit où nous pourrions dormir ou bien planter notre tente. Le patron n’est pas très commode, et il nous propose de planter la tente sur le béton à côté de la pompe. On lui explique qu’on ne peut pas planter nos piquets dans le béton, et on lui demande si on peut se mettre dans l’herbe derrière le bâtiment. Mais sans comprendre pourquoi, il ne veut pas. Il veut bien qu’on se mette dans l’herbe, mais alors uniquement à l’avant du bâtiment, c’est-à-dire en bord de route.

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Quel charmant personnage… Autant vous dire qu’on n’est pas vraiment emballé par cette idée. On décide alors d’aller faire un tour dans le village, et accostons le premier homme que nous croisons. Et là, coup de chance, il nous invite à dormir chez lui. Il s’appelle Mauricio, et il vit ici avec son père. Ils louent une maison le temps de terminer la construction de la leur un peu plus loin. Ils sont super accueillants, et ils ont une chambre double toute prête à nous accueillir. Que rêver de mieux. En plus, leurs femmes viennent de repartir après avoir passé le weekend avec eux. Du coup, la maison sent bon le propre et le frigo est plein de bons petits plats. Incroyable ! Et dire que 20 minutes plus tôt, notre seule option était de dormir en bord de route à côté d’une pompe à essence. Comme quoi, des fois, la chance nous sourit, et elle nous sourit bien ! Mauricio et son père sont tout simplement ADORABLES. Et ils s’assurent qu’on ne manque de rien. Nous partageons ensemble un délicieux repas, avec en prime du gâteau au chocolat pour le dessert. Quelle belle soirée !

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Au petit matin, nous découvrons une table de petit déjeuner de champions, que le père de Mauricio nous a gentiment préparé. Ces deux hommes sont vraiment merveilleux. Mauricio (qui est un ancien mécano moto) nous propose alors de réparer notre béquille cassée. Décidément, on est vraiment bien tombé…

Un dernier câlin avec le chat de la maison avant de quitter Mauricio et son père, à contre cœur.

Quelques coups de pédale et quelques vaches plus loin, nous voilà arrivés dans la réserve écologique de Taim.

Et les animaux sauvages ne se sont pas fait attendre…

Nous découvrons alors que ces cochons d’inde géants s’appellent des Capybaras. Et là, OH MALHEUR, nous comprenons que c’est ça, l’espèce de cochon sauvage, que nous avons mangé chez Paulo quelques jours plus tôt. Nous poursuivons notre chemin, et pendant de longues heures, nous ne croisons rien ni personne à part nos amis les capybaras. La fatigue et la faim commencent à se faire sentir, et on commence à se dire que c’était pas si mauvais le cochon d’inde rôti au final… En plus, on pédale sous un crachin dégueulasse avec un bon vent en plein dans notre gueule. Que du plaisir ! Mais là, enfin, nous apercevons des signes de vie… une pompe à essence, HALLELUJAH !!! Ouf, la nuit allait bientôt tomber, et on commençait un peu à désespérer.

Le patron de la pompe est cette fois-ci beaucoup plus sympa, et il nous propose de dormir gratuitement dans une chambre désaffectée utilisée autrefois pour loger les employés. Bon, ça ne sent pas la rose, c’est rempli de cafards et autres bestioles rampantes, mais au moins on est au sec et en sécurité. Puis fatigués comme on est, on s’endormira sans problème n’importe où.

Le lendemain, on profite d’une fresque se trouvant le long de la station service pour illustrer notre parcours de Rio de Janeiro à Montevideo…

Rio Grande do Sul 76-85

Nous sortons de la réserve, et nous sommes maintenant entourés d’Estancias (grandes exploitations agricoles). Autrement dit, c’est surtout des prairies, des vaches, et des champs qui nous entourent. Peu avant que le soleil se couche, nous nous mettons à la recherche d’un endroit où dormir. Nous n’avons pas beaucoup d’autres choix que de demander dans les quelques fermes que nous croisons. Nous terminons finalement dans la Estancia Amelia, où un gaucho (cowboy sudaméricain) accepte que l’on dorme dans un petit local à l’arrière de la grange. Là encore ce n’est pas le grand luxe, mais par contre, le cadre et la vue valent le coup ! Surtout qu’on a droit à un coucher de soleil époustouflant qui a littéralement enflammé le ciel ! Nous nous endormons aux côtés des vaches et des chevaux.

Au petit matin, nous sommes réveillés par les cris des gauchos déjà occupés à rassembler leurs vaches et à dresser leurs chevaux. Nous prenons notre petit déjeuner en profitant du spectacle. Nous disons ensuite au-revoir à notre ami gaucho et à sa famille, avant d’entamer notre dernière journée de vélo au Brésil. Car d’ici quelques heures, nous serons en Uruguay !

Nos hôtes au Brésil 54-54

En chemin, nous croisons un chantier d’éoliennes en construction. Impressionnant !

Rio Grande do Sul 84-85

Et nous voilà, quelques kilomètres avant de passer la douane Brésilienne.

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Et c’est là qu’on a commencé à avoir un bon petit coup de pression. Car pour ceux qui s’en souviennent, nous étions un peu court pour arriver à la frontière avant que notre visa se termine. Et en effet, cela fait maintenant 12 jours que notre visa brésilien a expiré, et que nous vivons dans l’illégalité. Nous ne savons pas trop comment les douaniers vont le prendre. A Florianopolis, la Police Fédérale nous avait dit que nous aurions à payer une taxe par jour dépassé à compter de la date d’expiration de notre visa. On espère que la note ne sera pas trop salée. Arrivés à la frontière, nous donnons nos passeports au douanier en croisant les doigts. Et sur ce coup là, on peut remercier notre Flocon, car les douaniers l’ont adoré, et ils voulaient tous le prendre en photo. Ils nous ont alors fait quelques blagues, puis ils nous ont laissé passer, sans rien nous demander. Trop sympas !

Nous terminons donc notre périple au Brésil dans la joie et la bonne humeur, avant d’entrer dans Chui, ville frontalière entre le Brésil et l’Uruguay ! C’est une sorte de vortex dans lequel nous ne sommes ni au Brésil, ni en Uruguay. Va falloir qu’on prenne garde à ne pas nous faire phagocyter par ce trou noir…

De Garopaba à Torres

Petite pause au vert

Nous venons de débarquer sur la plage, après avoir quitter Florianopolis en bateau. Il nous faut maintenant rejoindre Garopaba, où des amis de Vinicius et Naiara nous attendent. Ce jour-là, on se rend compte que la béquille est en train de lâcher. Elle est même complètement fendue et ne tient quasi plus au vélo. Nous la détachons et la rangeons. De toute façon elle ne sert plus à rien comme ça. C’est pas très cool, mais on se doutait bien que ça allait arriver tôt ou tard. Ce n’est en tout cas pas ça qui va nous arrêter ! Nous poursuivons tranquillement notre chemin au milieu des vaches et des rizières.

Nous arrivons finalement à Garopaba, où nous sommes accueillis par Marina et Eduardo (les amis de Vinicius et Naiara). Ils vivent dans une maison à la campagne, où il fait bon vivre. Du coup on en profite pour se mettre au vert quelques jours.

Nos hôtes au Brésil 44-54

Et on a bien fait, car il a plu sans s’arrêter pendant deux jours entiers. Il y a d’ailleurs eu de graves inondations un peu plus au sud.

On profite des rares accalmies pour aller voir les toucans qui viennent se percher dans l’arbre derrière leur maison.

Nous passons deux journées paisibles avec Marina et Eduardo. Nous reprenons ensuite notre route vers le sud, malgré un temps toujours pluvieux.

De Garopaba à Torres 14-40

Sur le coup de midi, nous nous arrêtons dans un restaurant pour routiers. C’est buffet à volonté pour seulement 5€ !!! On ne peut pas passer à côté de ça. Nous prenons une pause et faisons le plein d’énergie.

Une fois les batteries rechargées, nous poursuivons notre route. Un peu plus loin, nous voyons qu’il y a une possibilité de rejoindre la route longeant la plage. Mais nous ne sommes pas sûrs qu’elle soit praticable. Nous demandons donc à un automobiliste passant par là. Ce dernier nous dit qu’il n’y a pas de souci. Le gars a l’air sérieux, donc on lui fait confiance et on y va. Les 5 premiers kilomètres se passent plutôt bien.

Mais ensuite la route devient de plus en plus boueuse. Et certaines parties sont même complètement inondées à cause de la pluie des jours précédents. « Nous transmettons bien sûr nos salutations les plus distinguées à l’imbécile l’automobiliste qui nous a dit que la route était tout à fait praticable ». Des fois on se demande s’ils ne le font pas exprès, pour pouvoir se marrer en nous imaginant ensuite pousser le vélo dans la gadoue. 7 kilomètres de bouillasse nous séparent donc de Laguna, la ville la plus proche. Autant vous dire qu’on a passé de longues heures de plaisir intense, avec un bon vent bien dans notre gueule, accompagné d’un petit crachin bien sûr, sinon c’est pas drôle, et la nuit qui va bientôt tomber. Compte tenu des circonstances, nous n’avons malheureusement pas eu le temps de photographier ce magnifique moment à la limite de la tragédie pathétique.

Nous arrivons finalement à Laguna sains et saufs, mais exténués. Nous y passons la nuit avant d’y prendre le bac le lendemain matin.

De Garopaba à Torres 19-40

Ce jour-là, le soleil est enfin revenu. On en profite à fond, surtout que la route est vraiment belle, et qu’on a même droit à une piste cyclable toute neuve sur plus de 30 kilomètres. Ça nous change de la veille ! :)

Le lendemain il fait de nouveau gris et nous devons prendre l’autoroute. :(

Mais nous avons une bonne surprise dans l’après-midi, lorsque le patron d’un restaurant nous invite à manger gratuitement dans son resto. BUFFET A VOLONTE pour 0 € !!!! Prix IMBATTABLE ! Si vous passez par la BR 101, arrêtez-vous au kilomètre 376, et saluez le Restaurant Bosquinho de notre part !

De Garopaba à Torres 22-40

Le lendemain la météo nous en fait voir de toutes les couleurs… Grand soleil dans la matinée, puis rafales de vent dans l’après-midi, et enfin pour terminer la journée en beauté, voilà un orage gigantesque qui arrive droit sur nous. Nous sommes au milieu de nulle part, entre deux patelins, et nous n’avons pas encore trouvé d’endroit où dormir. C’est alors qu’un automobiliste s’arrête, interloqué par notre vélo. Il s’appelle Jucelino. Nous entamons la discussion, et assez rapidement, il nous dit qu’il a une cabane dans son jardin dans laquelle nous pouvons passer la nuit. Miracle ! Nous le suivons sur quelques kilomètres avant d’arriver devant sa maison. Celle-ci se trouve dans un immense domaine, avec un étang, à côté duquel se trouve son ancien restaurant, qu’il a maintenant vendu.

De Garopaba à Torres 25-40

La cabane (qui est en réalité un grand chalet) se trouve à 100 mètres de la maison de Jucelino. Nous sommes entourés de prairies et de vaches. C’est magnifique ! On ne pouvait pas rêver mieux.

Au petit matin, nous faisons nos adieux à Jucelino et sa femme, avant de reprendre notre route.

Nos hôtes au Brésil 46-54

Nous pédalons au milieu des vaches pour changer, et terminons notre journée dans un petit village nommé Itapeva.

De Garopaba à Torres 37-40

Nous croisons alors un homme dans la rue. C’est un journaliste qui s’appelle Antonio. Il vit avec son père de 92 ans à quelques rues de là. Il nous propose de loger chez lui. Mais là, il doit aller faire un saut à son travail et n’a pas le temps de nous recevoir. Au même moment, des voisins sortent de leur maison, intrigués. Antonio leur demande alors de nous recevoir chez eux, le temps qu’il revienne de son boulot. C’est ainsi que nous nous retrouvons à leur table, avec un chocolat chaud, du pain et de la confiture, alors qu’on ne les connaissait pas il y a à peine 5 minutes. Bienvenue au Brésil !

De Garopaba à Torres 38-40

Une bonne heure plus tard, Antonio est de retour, et il nous emmène jusque chez lui. Nous découvrons alors sa maison et son père. La maison est dans un état plus que précaire, et la moisissure a l’air de faire partie des meubles depuis un bon bout de temps. Mais Antonio et son père sont tellement adorables et accueillants que nous faisons abstraction de l’insalubrité ambiante.

Un peu avant le coucher du soleil, nous entendons des bruits suspects sur le toit, qui tout d’un coup s’intensifient. Ca fait un boucan pas possible, on a l’impression que ça va s’effondrer. Nous sortons voir, et ce sont en fait d’énormes grêlons qui tombent du ciel ! On n’en croit pas nos yeux.

De Garopaba à Torres 39-40

Nous passons une soirée un peu spéciale, mais intéressante, avec Antonio et son père. Nous allons ensuite nous coucher dans une des chambres en décomposition. Il y a de l’orage toute la nuit, si bien qu’on a l’impression qu’il pleut dans la chambre (c’était peut être pas qu’une impression après réflexion). On croise les doigts pour que le toit nous tombe pas dessus, et on essaye de dormir comme on peut.

C’est donc après une nuit animée que nous retrouvons Antonio et son père. Nous buvons ensemble un café aux origines douteuses, puis vient l’heure des adieux. Une petite photo de famille s’impose!


Floripa

Les huîtres de Floripa

La grande spécialité de Florianópolis, ce sont les huîtres ! Et c’est tout naturel, car la majeure partie des huîtres brésiliennes sont produites ici. Mais pas si naturel que ça, car à Floripa, les huîtres se mangent également cuites ! En effet, dans les restaurants on les retrouve cuisinées de façons diverses et variées : A la vapeur, gratinées, frites, fumées, ou bien encore en persillade. Rodrigo et Alicia (chez qui nous logions dans le sud de l’île) nous ont emmené dans un petit resto en bord de mer, où nous avons pu goûter chacune de ses préparations d’huîtres. Ils nous ont alors expliqué comment réaliser deux d’entre elles : les huîtres à la vapeur et les huîtres gratinées…

 Voici deux recettes qui raviront les NON-amateurs d’huîtres crues ! Attention, ces derniers risquent certainement de se découvrir une passion insoupçonnée pour les huîtres (cuites bien sûr) !

Huîtres à la vapeur

Ingrédients

  • 12 huîtres
  • 15 cl de vin blanc
  • De l’eau

Recette

Laver et gratter les huîtres à l’aide d’une brosse sous l’eau froide. Jeter les huîtres qui seraient ouvertes ou cassées car cela signifie qu’elles ne sont plus bonnes.
Dans une cocotte, mettre le vin blanc. Ajouter ensuite de l’eau jusqu’à ce que le niveau atteigne environ 5 cm de hauteur.
Placer un panier à vapeur dans la cocotte et disposez-y les huîtres (si vous n’avez pas de panier à vapeur, vous pouvez mettre les huîtres directement dans la cocotte). Faites bouillir le liquide, puis couvrir.
Laisser sur feu moyen-fort et faire cuire les huîtres 5 à 10 minutes (5 minutes pour des huîtres moyennement cuites, et 10 minutes si vous les préférez bien cuites). A ce moment là, les huîtres devraient toutes être ouvertes. Jetez celles qui ne se sont pas ouvertes, car elles ne sont pas bonnes.

Huîtres gratinées

Ingrédients pour 12 huîtres

  • 15 cl de vin blanc sec
  • 10 cl de crème fraîche
  • 2 échalotes
  • Beurre
  • Poivre du moulin

Recette

Ouvrir les huîtres en prenant soin de récupérer leur jus. Filtrer le jus des huîtres au tamis et le conserver dans un bol.
Dans une poêle chaude, mettre à fondre une belle noix de beurre et faire blondir les échalotes finement hachées. Ajouter le vin blanc et faire réduire de moitié.
Verser ensuite la crème fraîche et le jus récupéré des huîtres. Bien mélanger et continuer la cuisson jusqu’à ce que la sauce nappe la cuillère.
Donner un tour de moulin à poivre dans la sauce obtenue et mélanger.
Disposer les huîtres ouvertes dans un plat allant au four (vous pouvez déposer un lit de gros sel dans le fond du plat pour aider à maintenir les huîtres bien à plat). Ensuite, verser 2-3 càc de sauce sur chaque huître. Puis mettre une dizaine de minutes sous le grill du four jusqu’à ce que la sauce gratine et prenne une belle couleur dorée.

Brigadeiro

Dans toutes les boulangeries que nous avons croisé au Brésil, nous bavions toujours devant une multitude de petites boules en chocolat appelées Brigadeiros. Nous avons eu la chance, à deux reprises, de goûter des Brigadeiros chez nos hôtes brésiliens. Ce fut d’abord à Sao Francisco do Sul, où nous avons goûter nos tous premiers brigadeiros, préparés avec amour par Cintia. Puis ensuite à Campèche (Florianopolis) où Alicia nous en a également préparé pour le plus grand plaisir de nos papilles ! Cintia et Alicia avaient au gramme près la même recette de base. Mais ce qui est sympa avec les brigadeiros, c’est qu’ils sont tous différents, car ils peuvent se décliner à l’infini, en fonction de l’enrobage choisi.

Ingrédients

  • 400 g de lait concentré sucré (se trouve généralement en conserve ou en tube de la marque Nestlé)
  • 2 càs de beurre
  • 4 càs de cacao en poudre (style nesquick)

Recette

Mettre le tout dans une casserole. Faire chauffer à feu doux en remuant constamment jusqu’à obtention d’une consistance pâteuse (vous devez voir le fond de la casserole lorsque vous remuer dedans).
Mettre cette pâte dans un récipient puis placer au frigo pour environ 1 heure.
Une fois la pâte refroidie, faites des petites boules (en ayant beurré vos mains pour plus de facilité).
Vous pouvez ensuite rouler ces petites boules dans toutes sortes d’enrobages :
– des granulés de chocolat,
– de la noix de coco râpée,
– des amandes éffilées,
– des pistaches concassées,
– du spéculoos émiétté,
– des éclats de noisettes,
– etc.

Brigadeiro 2-2

Moqueca de poisson et Farofa de carottes

Lors de notre séjour à Barra da Lagoa (Florianopolis), Anesio et Sandra nous ont invité un soir à leur grand repas de famille.

Anesio a fait une moqueca de poisson géante (car nous étions 12 à table). La moqueca est un plat incontournable de la cuisine brésilienne. Ce savoureux ragoût de poisson est un héritage des traditions culinaires africaines. Il symbolise le métissage et la richesse de la gastronomie brésilienne.

Sandra, quant à elle, nous a préparé du farofa de carottes, une autre grande spécialité brésilienne. C’est de la farine de manioc grillée, qui se mange en accompagnement et que l’on retrouve partout au Brésil. On vous prévient, si on n’est pas habitué, la première fois qu’on goûte du farofa, la texture farineuse peut surprendre un peu. Mais en persévérant, on se rend compte que c’est un accompagnement vraiment délicieux. En plus, les recettes sont infinies, car on peut faire du farofa avec une multitude d’ingrédients : maïs, carottes, bacon, saucisses, oeufs, haricots, herbes, pains, etc. Ce jour-là, Sandra a fait du farofa de carottes, et c’était vraiment délicieux pour accompagner la moqueca d’Anesio.

Voici les recettes…

Moqueca de poisson d’Anesio

Ingrédients pour 4 personnes

  • 1 poivron coupé grossièrement
  • 1 kg de poisson blanc ferme (en gros morceaux)
  • 2 oignons coupés en rondelles
  • 3 tomates coupées en rondelles
  • 300 ml de lait de coco
  • 100 ml d’huile de palme
  • 3 gousses d’ail écrasées
  • 3 càs de persil haché
  • 3 càs d’oignons verts hachés
  • Origan
  • Poivre
  • Le jus d’un citron vert

Recette

Faire mariner le poisson avec un peu de sel, du poivre et le jus de citron vert pendant 30 minutes.
Dans une grande casserole. Mettre 100 ml d’huile de palme, puis faire une première couche de poivron, tomates, oignons et gousses d’ail. Déposer une couche de morceaux de poisson par dessus.

Moqueca de poisson et Farofa de carottes 1-7

Superposer une nouvelle couche de légumes (poivron, tomates, oignons, et ail). Puis terminer par une couche de poisson.

Couvrir avec le lait de coco. Puis assaisonner généreusement de poivre et d’origan. Surtout ne pas remuer.

Moqueca de poisson et Farofa de carottes 4-7

Faire cuire sur feu moyen à couvert pendant environ 40 minutes.

Floripa 33-57

En fin de cuisson, ajouter le persil et les oignons verts hachés.

Ce plat s’accompagne de riz, et bien sûre de farofa (dont voici la recette ci-dessous).

Farofa de carottes de Sandra

Ingrédients pour 4 personnes

  • 2 carottes
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 1/2 càc de vinaigre
  • Huile de soja
  • 500 g de farine de manioc (que vous trouverez dans les épiceries exotiques)
  • Un peu de sel
  • Un peu de cumin

Recette

Eplucher et râper finement les carottes.
Dans une poêle à fond épais, mettre les carottes râpées, les gousses d’ails émincées et le vinaigre. Assaisonner avec un peu de sel et de cumin. Mélanger et couvrir avec l’huile de soja. Faites cuire le tout à feu moyen, jusqu’à ce que les carottes soient bien croustillantes.

Baisser alors le feu, et ajouter la farine de manioc petit à petit en remuant continuellement.

Moqueca de poisson et Farofa de carottes 6-7

C’est prêt lorsque vous obtenez un mélange bien homogène.

Moqueca de poisson et Farofa de carottes 7-7

Avant de servir, vous pouvez parsemer le farofa avec un peu de persil et d’oignons verts hachés.

Dans cette recette, vous pouvez remplacer les carottes par une multitude d’autres ingrédients. Vous pouvez ainsi préparer du farofa de courgettes, de choux, de poireaux ou bien même de jambon fumé. Faites aller vos envies !

Interview TV « Seguranca e Cidadenia » – by Floo

Interview réalisée par la TV Brésilienne à Florianópolis. Un grand moment !