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El Chile

Ça y est nous venons de passer de l’autre côté des Andes et nous voilà maintenant au Chili !

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Maintenant y’a plus qu’à nous laisser glisser jusqu’en bas.

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Mais le temps de passer la douane chilienne, il est déjà tard et nous ne descendons finalement pas très loin pour aujourd’hui. Pour fêter notre ascension des Andes à vélo, nous nous accordons un petit écart dans le budget et négocions une chambre à l’Hotel Portilllo. La gérante est trop cool et nous fait une réduc de 30%. C’est comme ça qu’on se retrouve dans un petit chalet tout confort avec vue sur le lac depuis notre lit. Ben c’est que c’est pas tous les jours qu’on traverse les Andes à vélo, alors on mérite bien une petite récompense.

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A la nuit tombée, Florent fait un shooting de l’hôtel by night histoire de les remercier pour la réduc.

Le lendemain matin, petite session photo autour du lac.

Merci à toute l’équipe de l’Hotel Portillo, ainsi qu’à leur super mascotte le Saint Bernard.

Et c’est parti pour la descente à vélo la plus longue de notre vie. C’est en effet pas moins de 65 km de descente qui nous attendent. Et après seulement quelques coups de pédales on est directement dans le vif du sujet. On vous présente « El paso de los caracoles », autrement dit le passage des escargots. C’est une section sur laquelle la route prend beaucoup d’altitude sur une courte distance via 29 virages serrés et rapprochés. Toutes ces courbes rendent la circulation extrêmement lente sur ce segment, de sorte que les véhicules ressemblent à des escargots. Et bien si on avait du grimper les Andes dans ce sens là, on aurait certainement été les rois des escargots. Mais heureusement nous sommes dans le bon sens, et c’est donc prudemment et avec l’allure d’un gastéropode que nous nous engageons sur cette interminable pente.

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Nous découvrons alors à quoi ressemblent les Andes côté chilien. La première chose qui nous saute aux yeux, c’est que c’est beaucoup plus arborés, et qu’il y a plein de cactus partout.

On croise aussi un tas de producteurs de fruits.

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Descente oblige, nous arrivons très vite au pied des montagnes.

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Nous passons la nuit dans un hôtel de passe dans la ville de Los Andes, et on peut dire que c’est carrément moins bucolique que l’Hôtel Portillo.

Le lendemain, nous prenons la direction de Santiago. Et nous qui pensions en avoir fini avec les montées, et bien que neni, on vient de se reprendre quelques mètres de dénivelé dans les pattes.

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Un peu plus loin, nous arrivons à l’entrée d’un tunnel. Et celui-ci est bien sûr également interdit au vélo, safety first! Mais les chiliens sont tout aussi efficaces que les argentins, car quelques minutes après être arrivés au poste sécurité, voilà déjà un pick-up apprêté rien que pour nous.

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Et en deux temps trois mouvements, nous voilà de l’autre côté du tunnel. Les gars nous ont même offert de l’eau fraîche, tout ça gratuitement et avec le sourire, quel service incroyable!

Nous continuons d’avancer sur l’autoroute allant jusqu’à Santiago. Tout d’un coup, on aperçoit un gaucho à cheval sur l’une des passerelles passant par dessus l’autoroute. Vive le Chili!

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Quelques kilomètres plus tard, nous rencontrons un gars super sympa. Il vit dans une cabane cachée au milieu des bois qu’il nous fait visiter avant de nous offrir des fruits et des yaourts.

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En fin de journée, nous faisons une entrée fracassante dans Santiago. Il n’y a malheureusement aucune route adaptée au vélo, ce qui fait qu’on se retrouve sur une autoroute avec plein d’embranchements et de bifurcations dans tous les sens, et tout ça en pleine heure de pointe bien sûr. C’est donc avec une espérance de vie d’environ 20 minutes que nous passons plusieurs heures dans cet enfer. Sur certains passages trop dangereux, nous sommes obligés d’adopter la technique suivante: un de nous deux (Florent) pousse le vélo devant, pendant que l’autre (Florence) fait de grands gestes aux voitures derrière pour nous signaler. Heureusement, nous sortons indemnes de ce cauchemar et on peut donc officiellement classer notre entrée dans Santiago dans le top 5 des pires moments de notre voyage. Tiens tiens, cet épisode nous rappelle vaguement notre sortie de Rio de Janeiro. Heureusement qu’on ne fait pas ça tous les jours. Nous arrivons finalement dans la soirée chez Gaston, notre hôte Airbnb.

Notre vol pour Auckland est dans 6 jours. Ce qui nous laisse largement le temps de nous reposer, de visiter Santiago, d’aller faire un saut à Valparaiso, et de désassembler et emballer notre Flocon comme il se doit pour prendre l’avion. Nous passons donc une première journée tranquille. Le lendemain matin, nous laissons notre vélo chez Gaston, et embarquons dans un bus direction Valparaiso où nous avons prévu de passer une nuit. Une fois arrivés, pas de temps à perdre, nous partons directement à la découverte des ruelles qui font la renommée de cette ville.

On est directement dans le vif du sujet, et on se laisse aller sans trop savoir où l’on va, d’une ruelle à l’autre, baignés par cette architecture si particulière et le street art omniprésent.

C’est un vrai musée à ciel ouvert dans lequel nous nous perdons allègrement.

C’est un véritable dédale de rues qui s’entremêlent à la manière de leurs câbles électriques.

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Même les cacahuètes grillées des vendeuses ambulantes sont artistiquement colorées.

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Voici une manière pour le moins intéressante permettant de connaître les tendances politiques du moment.

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Au détour d’une ruelle, nous débouchons sur un beau point de vue sur la ville.

Un peu plus loin, nous montons à bord d’un vieux funiculaire, et voici un nouveau panorama qui s’offre à nous.

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Vue sur les collines parsemées de maisonnettes colorées, à la manière des favelas de Rio de Janeiro.

Un peu partout nous croisons des musiciens et autres artistes qui animent les rues.

De retour à notre auberge en fin d’aprèm, nous profitons de la magnifique vue depuis notre chambre.

Nous passons une soirée démentielle dans les bars de Valparaiso avec quelques copains français rencontrés à notre auberge. De retour à 4 heure du mat’ bien imbibés, Florent ne perd pas le nord et immortalise la vue sur Valparaiso by night depuis notre chambre.

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Le lendemain matin, c’est sur fond de gueule de bois qu’on se retrouve tous pour le p’tit déj. On a tout juste le temps d’aller faire un saut à la plage avant de dire au revoir à cette ville kaleidoscopique.

Le lendemain, visite de Santiago avec au programme le plus haut building d’Amérique du Sud qui permet d’admirer toute la ville avec les Andes en toile de fond.

Nous continuons notre visite avec une balade dans le Parc métropolitain de Santiago, véritable poumon vert de la capitale, où nous faisons une petite ascension jusqu’au sommet de la colline San Cristobal surplomant la ville.
Ici encore, nous profitons de la vue sur Santiago.

Et voici la fameuse tour où nous étions tout à l’heure.

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Après cela, nous avons tranquillement déambulé dans les rues de la ville sans itinéraire défini. Nous tombons sur un cireur de chaussures par ici, puis sur un tournoi d’échec improvisé par là.

Nous utilisons nos deux derniers jours à Santiago pour désassembler puis emballer proprement notre Flocon qui s’apprête à prendre l’avion pour la deuxième fois.

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Le jour J nous sommes fin prêts pour nous envoler vers l’Océanie. Nous arrivons trois heures en avance à l’aéroport, tout est soigneusement emballé. Nous avons respecté toutes les consignes quant aux tailles et poids des bagages, donc normalement notre enregistrement devrait se passer comme sur des roulettes. Nous arrivons au comptoir d’enregistrement des bagages. Tout se passe comme prévu, jusqu’au moment où la dame nous demande si nous avons des visas pour la Nouvelle-Zélande. Nous lui répondons que non, car pour des séjours touristiques de moins de 3 mois, nous n’en avons pas besoin. Elle nous demande alors si nous avons des billets d’avion retour prouvant que nous avons bien prévu de quitter la Nouvelle Zélande dans les 3 mois. Nous prenons alors un air stupéfait car nous n’avions jamais entendu parler de cette règle. Après explications, nous comprenons que, malgré que nous n’ayons effectivement pas besoin de visas, il est cependant obligatoire de fournir un numéro de billet d’avion retour. Le problème c’est que comme nous ne sommes pas encore sûrs de nos dates, et nous n’avons donc pas encore réservé notre vol de sortie du pays. C’est là que les choses se compliquent, car sans numéro de billet d’avion retour, il nous est interdit d’embarquer sur le vol Santiago-Auckland. Aie Aie Aie, on est mal barrés.

Notre prochaine destination après la Nouvelle-Zélande est censée être la Nouvelle-Calédonie. Ni une ni deux, nous nous connectons sur internet avec notre smartphone, nous décidons rapidement d’une date de départ vers la Nouvelle-Calédonie, et c’est parti, on réserve un vol Auckland-Nouméa. Après quelques minutes, nous recevons l’email de confirmation, et le tour est joué. Nous retournons donc au comptoir d’enregistrement avec notre email confirmant la réservation pour un vol quittant la Nouvelle-Zélande dans les 3 mois. La dame le lit attentivement puis nous regarde avec un air dépité. Malheureusement, il n’y a aucun numéro de billet indiqué dans l’email, seul le numéro de réservation est écrit, et malheureusement elle a absolument besoin d’introduire des numéros de billets dans le système pour pouvoir imprimer nos cartes d’embarquement. Nous relisons l’email plus en détails en recherchant désespérément des numéros de billets. C’est là que nous lisons en fin d’email, écrit en tout petit : “Vous recevrez vos numéros de billets dans les 48h”. Ben c’est-à-dire qu’on n’a pas vraiment 48h devant nous là. Il est 22h30, on est à l’aéroport de Santiago, on est dans la merde jusqu’au cou et on commence sérieusement à flipper.

C’est à ce moment-là qu’on aperçoit les bureaux de vente de la LAN (la compagnie aérienne chilienne). Un éclair d’espoir traverse alors nos esprits. Un petit sprint plus tard et nous voilà au comptoir de vente de la LAN qui heureusement pour nous était encore ouvert. Nous leur demandons de nous trouver deux billets d’avion Auckland-Santiago 100% annulables et remboursables dans les 3 mois à venir. C’est bon ils ont ce qu’il nous faut, nous n’aurons qu’à payer 50$ de frais de dossier une fois les billets annulés et remboursés. C’est un bien moindre mal, et de toute manière on n’a plus vraiment le choix, on donne donc notre accord. Mais il y a un dernier petit hic, car des billets d’avion aller simple remboursables ça coûte chers, même très chers. Et le problème c’est qu’on ne sait pas exactement où en sont nos états de dépenses pour le mois courant sur notre carte de crédit. On tape donc notre code pin en espérant que ça passe. On croise nos doigts de toutes nos forces avec nos regards rivés sur le terminal de paiement. Et ALLELUIA le paiement est accepté !!!!!!!!

Quelques minutes plus tard, nous recevons notre réservation avec cette fois-ci les numéros de billets clairement indiqués. Nous revoilà de retour chez la dame du comptoir d’enregistrement avec de belles têtes de vainqueurs. Cette fois-ci c’est bon, elle encode le tout dans le système qui approuve et imprime gentiment nos cartes d’embarquement. On enregistre nos bagages en un temps record, puis on file au pas de course jusqu’à notre porte d’embarquement, parce qu’avec tout ce bordel, on est passé de bien en avance à complètement en retard !!!! Passage de douane CHECK, passage des contrôles de sécurité CHECK, on arrive juste à temps pour embarquer, et notre taux d’adrénaline peut enfin revenir à la normal. Nous voilà enfin à bord du vol Santiago-Auckland. C’est parti pour 13 heures au-dessus de l’océan Pacifique.

Adios América del Sur ! Here we are Oceania !

Chili

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Une réflexion sur “ El Chile ”

  1. Waaw quelle histoire, et quel stress!! Merci pour ces belles photos et récit, je rêve de ma visite au Chili dans quelques mois 🙂 A très vite!! Manon.

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