De Rio à Mangaratiba 11-44

Nos premiers coups de pédales au Brésil

Après une semaine incroyable passée à Rio de Janeiro, il est temps pour nous de se remettre en selle fauteuil. Quitter Rio de Janeiro à vélo n’est déjà pas très simple, mais si on ajoute à ça tous les travaux en cours pour les JO de 2016, ça devient carrément le parcours du combattant. Mais… CHALLENGE ACCEPTED ! La veille du départ, nous sommes quand même allés faire quelques repérages de la route à suivre… Et voici le topo : nous aurons d’abord un petit bout de chemin à parcourir en ville, avant de rejoindre la route du littoral nous permettant de sortir de Rio. La partie en ville ne devrait pas trop poser de problème, par contre la route du littoral est assez étroite, sans accotement, et parcemée de travaux.

De Rio à Mangaratiba 1-44

Mais normalement ça devrait le faire !

Nous nous sommes donc levés à l’aube pour éviter un maximum de traffic. Et nous voilà sur le départ, prêt à parcourir les routes brésiliennes !

Rio de Janeiro 29-29

Nous donnons donc nos premiers coups de pédales au Brésil, confiants et motivés. Mais une fois arrivés sur la route du littoral, nous découvrons qu’il y a eu un léger changement de dernière minute. La route, qui est normalement à double sens, est à sens unique aujourd’hui (pour raison de travaux on suppose). Et qui plus est, dans le sens inverse de celui dans lequel nous allons. Nous décidons donc d’adopter la technique suivante pour la suite… Lorsque qu’il y a un trottoir ou équivalent nous l’utilisons. Et lorsqu’il n’y en a pas, nous avançons prudemment en poussant le vélo sur la bas-côté, avec Florence marchant quelques mètres devant le vélo en agitant bien haut notre drapeau. On vous laisse imaginer le tableau… Et c’est ainsi que nous avons mis presque 2 heure pour parcourir 5 kilomètres, malgré une espérance de vie d’environ 20 minutes. Mais tout va bien, nous en sommes sortis indemmes !

Après ce léger contretemps, nous avons pu poursuivre notre route de manière plus sereine. Nous parcourons ainsi une trentaine de kilomètres le long de la côte, en profitant des magnifiques paysages.

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Puis nous arrivons au moment fatidique que redoute tous les cyclistes : prendre l’autoroute ! Mais on vous rassure, nous nous sommes renseignés, et prendre l’autoroute à vélo est assez commun au Brésil. L’accotement y est très large et c’est parfois la seule route existante entre deux villes. Notre GPS nous indique donc de prendre l’autoroute. Une fois sur place, nous constatons en effet, qu’il y a une large bande sans voiture. Super ! Ca doit être ce fameux accotement qu’empruntent les vélos. Nous nous engageons donc sur cette bande. Puis, après quelques minutes, les gens commencent à nous faire de grands signes dans leur voiture. Nous comprenons alors que nous sommes sur la bande réservée à la ligne d’autobus reliant Rio aux banlieues. Et d’ailleurs, il y a justement un bus qui nous talonne. Voyant le regard peu enthousiaste du chauffeur, on a mis le turbo afin de dégerpir au plus vite. Nous avons alors analysé la carte pour voir les autres routes possibles. Et malheureusement, l’unique autre option est de passer par les collines bordant l’autoroute. N’ayant pas d’autre choix, nous commençons notre ascension, péniblement. Quelques heures et mètres de dénivelés plus tard, nous voilà passés de l’autre côté des collines. Et le problème c’est que le soleil se couche tôt (vers 17h30), et que nous ne voulons pas rouler de nuit. Mais tous ces contretemps nous ont fait prendre pas mal de retard, et il nous reste encore une bonne quinzaine de kilomètres avant d’arriver au surf camp, où nous attend Diego, le gérant.

C’est donc finalement de nuit, que nous arriverons à notre destination. Nous découvrons alors une auberge de jeunesse sympathique mais légèrement à l’abandon. Nous comprenons alors que ce surf camp a dû un jour connaître son heure de gloire, mais que cela doit faire un bon moment maintenant que ce n’est plus le cas. Diego nous le confirme en nous expliquant qu’ils prévoient de fermer et que nous serons certainement les derniers clients. Diego travaille également pour une association offrant des cours de surf gratuits aux enfants défavorisés. Il nous propose de l’accompagner le lendemain à l’un de ses cours. Ce qui nous permettra également de visiter les environs et de profiter des plages aux alentours.
Une fois installés dans notre chambre, Diego nous invite à aller manger chez ses parents qui habitent en face. Nous acceptons l’invitation bien volontiers ! Nous passons ainsi une agréable soirée avec Diego et sa famille, à qui nous racontons les péripéties de notre journée. Ce qui engendre pas mal de fou rire.

Bilan de cette première journée de vélo au Brésil :
– On a mis 2h pour faire les premiers 5 km;
– On s’est pris pour un bus sur l’autoroute;
– On a cramé nos genoux pour grimper les collines;
– Puis on a cramé nos freins pour descendre des collines;
– Et pour terminer, on a roulé de nuit.

C’est donc avec ce bilan peu glorieux que nous sommes allés nous coucher. Mais la nuit porte conseil…

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