Viva España 75-93

Plus gras que nature

Paco, notre hôte de Medina del Campo, décide de faire les 30 premiers kilomètres avec nous.

Sur ces bons conseils nous suivons la route qui longe l’autoroute. Celle-ci étant gratuite, nous nous retrouvons seuls sur une double bande en plutôt bon état.

Viva España 48-93

Sur le temps de midi (à la pause déjeuner pour les français) nous nous arrêtons dans un petit resto de camionneurs fort sympathique, où nous dégustons un cochinillo (cochon de lait) cuit au four.

Viva España 45-93

Après ça, le redémarrage fut très difficile. Tellement difficile que nous sommes arrivés à Salamanca avec 4h de retard (aux environs de 23h, record battu). Heureusement, notre hôte Javier était encore debout.

Le lendemain matin nous visitons la ville sous un temps plutôt mitigé.

Viva España 57-93

Nous reprenons ensuite notre route déserte direction Sancti-Spiritus.

Viva España 72-93

Cette fois-ci on roule bien et on évite les pauses pleines de gras. Nous arrivons donc en fin d’après-midi à notre étape suivante « La Ponderosa », où nous avons prévu de prendre une journée de repos.

Un hôtel de camionneurs tiré tout droit d’un film hollywoodien, avec chambre qui donne sur l’autoroute et lampe de lit qui grésille. C’est donc dans une ambiance à la Bagdad Café que nous sommes cordialement accueillis par Fred et délicieusement nourris par Kelly.

Nos hôtes en Espagne 6-7

Une fois les batteries rechargées nous repartons avec pour objectif d’arriver jusqu’à la frontière portugaise. Nous quittons notre route déserte pour nous diriger vers les montagnes.

Viva España 82-93

Le Portugal n’est plus très loin et les montées descentes s’enchainent.

On garde le rythme et on en profite pour fêter nos premiers 2000 km. On réalise alors que les kilomètres défilent vraiment vite!

Viva España 86-93

Nous décidons de nous arrêter pour la nuit dans le village « La Alberguería de Argañán ». Cette commune de 140 habitants est située juste avant la frontière Portugaise. Ne sachant pas où dormir nous allons directement au café du village pour interroger les quelques papis qui trainent en terrasse. Malheureusement pour nous, il semblerait que le seul gîte rural du village soit déjà « complet » (ou plutôt qu’ils n’ont pas envie de l’ouvrir rien que pour nous…). Mais heureusement, un autre lieu tout neuf (c’est le seul mot que l’on a compris) serait disponible. Nous nous dirigeons donc vers cet endroit avec en tête l’espérance d’arriver dans une petite maison fraîchement rénovée. Mais hélas, ce ne fut pas le cas. Le lieu tout neuf dont ils parlaient était en fait un terrain de basket sur lequel ils nous proposent gentiment de planter la tente. Nous essayons alors de leurs expliquer que les piquets de tente dans le béton ça ne marche pas.
Et c’est là qu’un octagénaire, Antonio, a débarqué de nulle part, tel notre sauveur, en prononçant d’une voix de stentor : « Escucha me ! ». Il nous propose alors de dormir dans son gîte de montagne situé au dessus du village et nous acceptons bien volontiers.

Nos hôtes en Espagne 7-7

Pour info, Antonio est à gauche. A droite c’est Angel son fidèle compagnon. Antonio nous demande ensuite si l’on souhaite quelque chose à manger. Florence lui répond que c’est bon, et que nous avons déjà des sardines et du pain. Mais il comprend l’inverse ! Et 30 minutes plus tard nous le voyons revenir avec des sardines, du pain et bien plus encore…

Viva España 89-93

Comme quoi les malentendus ça a du bon des fois. Nous voilà avec des jambons et des fromages locaux à se taper le cul par terre. Nous finissons notre soirée à discuter (enfin essayer de discuter…) avec Antonio de nos vies respectives en admirant le coucher de soleil. Nous rejoignons ensuite notre petit lit douillet.

Viva España 88-93

Demain à nous le Portugal!

Laisser un commentaire